Calculé, pas estimé.
La méthode Trova, étape par étape
Trova applique les références NRC 2006 / FEDIAF 2025 — celles que suivent les vétérinaires. Trois étapes, du métabolisme de base à la ration en grammes. Guides pratiques par espèce : ration du chien · ration du chat.
Besoins au repos
L'énergie que brûle l'animal au repos complet.
Besoins réels
Selon l'âge, la stérilisation et l'activité.
Ration en grammes
Selon l'énergie de l'aliment réellement donné.
Facteur d'activité — chien
Facteur d'activité — chat
D'où vient l'énergie de l'aliment
L'énergie métabolisable (kcal/100 g) est retenue selon un ordre de priorité, du plus fiable au plus estimé :
- ①Valeur déclarée par le fabricant — quand elle figure sur l'emballage ou la fiche technique, elle prime toujours.
- ②Équation CEN (norme européenne EN 16967:2017) — la méthode réglementaire de référence, reprise du NRC 2006. Elle tient compte de la digestibilité selon la teneur en fibres et distingue chien et chat. Utilisée dès que protéines, matières grasses, fibres, cendres et humidité sont connues.
- ③Équation d'Atwater modifiée — estimation de repli lorsque l'équation CEN n'est pas applicable (par exemple espèce non renseignée).
Équation CEN, par 100 g d'aliment (les glucides, ou ENA, sont le complément à 100) :
Énergie brute = 5,7×protéines + 9,4×matières grasses + 4,1×(ENA + fibres)
Digestibilité = chien : 91,2 − 1,43×fibres · chat : 87,9 − 0,88×fibres (fibres en % de matière sèche)
Énergie métabolisable = Énergie brute × Digestibilité⁄100 − k×protéines (k = 1,04 chien · 0,77 chat)Estimation et suivi
Exemple — Labrador 25 kg, stérilisé, activité modérée
783 kcal1 252 kcal358 g / jourFourchette ±12 % : 315 – 401 g / jour
Fourchette recommandée (±12 %)
Le résultat affiché est une estimation centrale. Les facteurs DER du FEDIAF sont établis sur des populations d'animaux — le métabolisme individuel peut naturellement s'écarter de ±10 à 20 % de cette moyenne sans que ce soit pathologique (génétique, tempérament, historique d'alimentation…).
La fourchette affichée (−12 % / +12 %) illustre cette variabilité. En pratique : commencez par la ration centrale, observez le poids et l'état corporel de votre animal sur 3 à 4 semaines, et ajustez dans cette plage. Un suivi régulier du BCS est plus fiable que la précision au gramme.
Score corporel (BCS) — Échelle WSAVA 1–9
1
2
3
4
5
6
7
8
9
BCS 5 = poids idéal. Pour BCS > 5, Trova calcule un poids cible réduit (−10 % par point au-dessus de 5) afin de viser un amaigrissement progressif sans choc métabolique. Un animal BCS 8 verra sa ration calculée sur un poids réduit de 30 %.
Stades de vie
Trova distingue quatre stades de vie, chacun avec un facteur DER différent. Les seuils dépendent de la catégorie de taille de la race — un Golden Retriever (grande race) reste junior jusqu'à 15 mois, un Yorkshire (petite race) passe adulte dès 12 mois. Les grandes races ont une croissance plus longue mais vieillissent biologiquement plus vite.
Chiot / Chaton
0 – 4 mois. Croissance intensive, besoins énergétiques maximaux.
Junior
4 mois jusqu'à maturité. Croissance active, besoins encore élevés.
Adulte
De la maturité jusqu'à l'âge senior. Entretien équilibré.
Senior
Métabolisme ralenti. Besoins adaptés à l'âge et à la mobilité.
Chien — seuils par taille de race
| Race | Chiot | Junior | Senior |
|---|---|---|---|
| Toy | 0–4 mois | 4–10 mois | dès 8 ans |
| Small | 0–4 mois | 4–12 mois | dès 10 ans |
| Medium | 0–4 mois | 4–12 mois | dès 7 ans |
| Large | 0–4 mois | 4–15 mois | dès 6 ans |
| Giant | 0–4 mois | 4–18 mois | dès 5 ans |
Chat
| Race | Chaton | Junior | Senior |
|---|---|---|---|
| Standardla grande majorité | 0–4 mois | 4–12 mois | dès 10 ans |
| Grandes racesMaine Coon, Ragdoll… | 0–4 mois | 4–15 mois | dès 10 ans |
Catégories de taille de race
La catégorie de taille est une caractéristique de la race, pas du poids actuel de votre animal. Un chiot Golden Retriever de 6 mois appartient à la catégorie « Large » même s'il ne pèse que 15 kg à cet âge. C'est cette catégorie qui détermine à quel âge il passera de chiot à adulte, puis à senior.
Trova la déduit automatiquement depuis la race sélectionnée (185 races référencées). Si aucune race n'est renseignée, elle est estimée d'après le poids adulte — ce qui peut être inexact pour un chiot encore en croissance. Renseigner la race donne toujours un résultat plus fiable.
La catégorie de taille conditionne aussi les produits recommandés. Les fabricants proposent des formulations adaptées au gabarit : croquettes plus grandes pour les grandes races (ralentit l'ingestion), profil calcium/phosphore renforcé pour les chiots de grande race dont la croissance osseuse est plus longue, densité énergétique plus élevée pour les races toy dont le métabolisme est plus rapide. Trova filtre les produits selon cette catégorie pour n'afficher que ceux qui correspondent au profil de votre animal.
Chien — poids adulte typique
Chat — poids adulte typique
Score de qualité nutritive (0 – 100)
Glucides, cendres et matières grasses sont calculés en matière sèche (MS) — on ramène les pourcentages à 100 g de MS pour comparer une pâtée (80 % d'humidité) et des croquettes (8 %). Les protéines sont notées par calorie (g pour 1 000 kcal d'énergie métabolisable) : à densité différente, une même teneur en % MS n'apporte pas autant de protéines par ration. Le barème est propre à l'espèce — le chat, carnivore strict, est plus exigeant — et le score final est la somme des quatre notes.
Protéines
40 ptsCritère principal (40 pts), noté par calorie — g de protéines pour 1 000 kcal ME — pour ne pas avantager les aliments très denses. Ancres = minima FEDIAF adultes, le plus bas des deux (colonne fort ingéré) : 0 pt à 45 chien (110 kcal/kg^0,75) et 62,5 chat (100 kcal/kg^0,67), 40 pts à la cible riche en viande (125 chien, 137,5 chat).
Glucides (NFE)
30 ptsExtractif Non Azoté (30 pts). Pour un carnivore, moins il y en a, mieux c'est — et le chat en tolère moins que le chien : score plein sous 20 % MS (chien) ou 12 % MS (chat), 0 pt au-delà de 65 % / 55 % MS.
Cendres brutes
15 ptsIndicateur de qualité des matières premières (15 pts). Score plein sous 7 % MS, zéro au-dessus de 15 % MS. Un taux élevé signale souvent des sous-produits de faible valeur.
Matières grasses
15 ptsPlage idéale 10–25 % MS (15 pts). En dehors de cette plage, le score est dégressif — trop faible nuit à la densité énergétique, trop élevé augmente le risque de surpoids.
Barèmes de notation (matière sèche, protéines par calorie)
Barème nutritionnel v3 — en vigueur depuis le 20 juillet 2026.
Protéines (g/1000 kcal) — chien / 40 pts
Protéines (g/1000 kcal) — chat / 40 pts
Glucides — NFE (MS) — chien / 30 pts
Glucides — NFE (MS) — chat / 30 pts
Cendres brutes (MS) — chien et chat / 15 pts
Matières grasses (MS) — chien et chat / 15 pts
Pourquoi deux barèmes distincts ?
Le chat est un carnivore strict : il puise en permanence une partie de son énergie dans les protéines — ses enzymes de dégradation des protéines ne se mettent jamais en veille, même à jeun — et métabolise mal les glucides (peu d'amylase, pas de glucokinase hépatique). Il lui faut donc plus de protéines et il tolère moins de glucides que le chien, carnivore opportuniste mieux adapté à l'amidon. D'où des seuils plus stricts côté chat : minimum protéique de départ plus haut (62,5 contre 45 g/1000 kcal) et plafond glucidique plus bas (score plein sous 12 % MS, contre 20 % MS chez le chien). Les cendres et les matières grasses suivent le même barème pour les deux espèces.
Notes
De A (excellente qualité nutritive) à E (qualité insuffisante).
Données incomplètes
Quand un critère n'est pas communiqué par le fabricant, il reçoit une note neutre — mais le score total est plafonné : jamais de note A avec un critère inconnu (plafond 79), jamais de note B avec deux critères inconnus ou plus (plafond 62). Un aliment ne peut pas atteindre les meilleures notes sur le bénéfice du doute.
Aliments vétérinaires
Les aliments vétérinaires ne sont pas notés. Leur composition répond à un objectif thérapeutique précis (par exemple une teneur en protéines ou en minéraux volontairement réduite pour une insuffisance rénale) : le barème ci-dessus, conçu pour les aliments d'entretien, les pénaliserait à tort. Ils sont signalés par un badge dédié et doivent être utilisés sur recommandation d'un vétérinaire.
Ce score est un indicateur orientatif basé sur l'analyse nutritionnelle déclarée par le fabricant. Il ne remplace pas l'avis d'un vétérinaire nutritionniste, notamment pour les animaux avec des besoins spécifiques.
Questions fréquentes
Le calcul suit les recommandations du NRC (2006) et de la FEDIAF (2025) en trois étapes : le besoin énergétique au repos RER = 70 × poids(kg)^0,75, puis le besoin journalier DER = RER × facteur d'activité (selon l'espèce, l'âge, la stérilisation et le niveau d'activité), et enfin la ration en grammes = DER ÷ énergie de l'aliment (kcal/100 g) × 100. Exemple : un Labrador de 25 kg stérilisé et modérément actif a besoin d'environ 1 252 kcal/jour, soit 358 g d'un aliment à 350 kcal/100 g.
Sources
- NRC — Nutrient Requirements of Dogs and Cats, National Academies Press, 2006
- FEDIAF — Nutritional Guidelines for Complete and Complementary Pet Food, 2025
- WSAVA — Global Nutrition Guidelines, 2011 / mise à jour 2021
- Données nutritionnelles issues des sites officiels des fabricants
Le catalogue référence les produits disponibles chez les marchands partenaires de nos programmes d'affiliation (Awin, Affilae, Kwanko) — voir le détail sur la page Mentions légales.
Une donnée vous semble incorrecte ? Chaque fiche produit propose un lien « Signaler une erreur », qui déclenche une revérification de la donnée auprès du fabricant.
Journal des versions du barème
- v3 — : correction du seuil protéique plancher du chien (52,5 → 45,0 g/1000 kcal ME), pour appliquer la même règle de lecture que pour le chat (le plus bas des deux minima FEDIAF adultes).
- v2 — : barème différencié par espèce (chien / chat), avec plafonnement de la note quand une donnée nutritionnelle est manquante (transparence sur les fiches incomplètes plutôt que bénéfice du doute).